"Dreamland à Guadalcanal : des Géants et des Ovnis sous les tropiques"

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Marius BOIRAYON est décidément un étrange personnage. Ce n'est ni un scientifique, ni un ethnologue spécialisé dans les cultures, tribus et civilisations anciennes. Ni même un physicien travaillant dans le domaine aérospatial, ni un de ces militaires qui auraient coopéré pour l'un de ces projets top secret du cartel militaro-industriel. Boirayon semble être un homme simple, un militaire à la retraite de la RAAF, les forces aériennes australiennes, pilote d'hélicoptères à la retraite également, sans formation particulière et qui s'est installé par passion aux îles Salomon, à Guadalcanal. Il est allé à la rencontre des populations indigènes (mélange de Mélanésiens et de Polynésiens, d'Indonésiens et de Chinois) et s'est retrouvé confronté à un monde très très étrange. En effet, ces îles abondent en récits fantastiques parlant tant d'Ovnis et d'abductions que de Géants vivants dans des sortes de villes souterraines. Le moins que l'on puisse dire est que les tribus locales ne sont en aucune manière familiarisées avec la culture conspirationniste et avec les histoires d'enlèvements par des extraterrestres et des soucoupes volantes. Tout comme ils ne sont guère en contact avec l'insatiable curiosité des occidentaux pour les civilisations disparues et pour les Géants. Pourtant, au fil des nombreuses rencontres qu'il fit avec les innombrables tribus des îles Salomon et des témoignages cohérents et sans contradictions entre eux qu'il a pu rassembler, Marius Boirayon a réussi à isoler deux phénomènes distincts, apparemment sans liens l'un avec l'autre si ce n'est le fantastique: le monde des géants et le monde des bases secrètes, des ovnis et des abductions dont seraient victimes de nombreuses familles de ces îles. En ce qui concerne l'aspect "abduction", le plus étonnant est que les témoins et les victimes des agissements de ces OVNIS que les indigènes appellent Dragon Snake , "queue de dragon", au comportement très agressif et inquisiteur décrivent exactement le même type d'extraterrestres que ceux mis en lumière par les kidnappés de l'Arizona, de Californie ou de la banlieue de New York: les fameux Short Greys, les petits gris. Boirayon a non seulement établi des croquis sur base des descriptions que les indigènes mélanésiens lui ont faites. Mais il s'est également rendu au Musée et au centre culturel local, le "Solomon Island Cultural Museum" pour y découvrir à sa grande stupéfaction un livre reprenant des dessins représentants sans équivoque aucune des Short Greys. Il s'aperçoit alors que ces êtres seraient présents sur les îles Salomon depuis des siècles. Il pousse plus loin son enquête et recueille un témoignage d'un membre d'une tribu proche de son épouse qui évoque dans les années 60 la présence d'un savant et de militaires américains qui seraient déjà venus enquêter sur le phénomène. Ce qui laisse Boirayon rêveur, c'est que ses "amis" des tribus mélanésiennes n'ont aucune idée de ce que représentent la conquête spatiale ainsi que l'ufologie: "la plupart des anciens des tribus pensent toujours que les étoiles sont des épingles dans le ciel et que la terre est plate". Quant aux Ovnis, notre pilote retraité constate aussi que très bizarrement, ces "snake dragon" survolent les zones maritimes de Guadalcanal où les épaves des navires de guerre américains ou japonais gisent entre les récifs pour ensuite plonger et disparaître dans les flots comme si ces ovnis étaient à la recherche de quelque chose dans ce cimetière guerrier et marin.

Boirayon nous fait part de ses observations, sans effets de style, sans rhétorique et sans malice, parfois avec maladresse mais très certainement avec sincérité. C'est ce qui donne un cachet d'authenticité à ces textes. Nous avons bien tenté de rentrer en contact avec le personnage pour obtenir de lui quelques précisions mais il s'avère qu'il s'agit d'un éternel nomade, qu'il ne tient pas vraiment en place et que les dernières adresses dont nous disposions n'étaient déjà plus bonnes. Voici donc la traduction "maison" (Karmapolis) de l'un de ces textes rédigés en 2003 pour le magazine australien Nexus. Il fait suite à l'enquête rédigée également par Boirayon sur l'affaire des abductions que nous traduirons et dont nous parlerons sans doute une prochaine fois, le jour où nous arriverons à localiser Marius. Bonne lecture.


Carte reprenant les éventuelles zones d'occupation des géants sur base
de témoignages des insulaires de Guadalcanal

Des races de géants existent encore aux îles Salomon
Par Marius Boirayon

La science est une progression de découvertes et nous sommes précisément face à l'une d'entre elles, peut-être l'une des plus grandes. Cet article va tenter de mettre cette découverte étonnante en évidence. Je vais me consacrer aux faits qui concernent les Géants des îles Salomon en m'attardant plus spécifiquement aux Géants de Guadalcanal à titre de premier exemple.

Les Géants de Guadalcanal vivent dans les immenses forêts pluviales et tropicales des chaînes montagneuses recouvertes de jungles de l'île de Guadalcanal. Ces géants vivraient dans de vastes systèmes de grottes et de cavernes disséminées tout le long de l'île. J'ai rencontré bon nombre d'habitants de Guadalcanal qui croient que ces géants peuvent aller d'un bout à l'autre de l'île, d'est en ouest via ces systèmes de grottes sans jamais voir la lumière du jour. Bon nombre d'indigènes croient également que leur population se chiffrerait par milliers.

Les insulaires de Guadalcanal pensent aussi qu'en dessous de Guadalcanal, il y aurait une énorme ville peuplée par ces géants.. Le Mont Tatuva constitue précisément l'un des accès principaux à cette ville et si quelqu'un a jamais rêvé de filmer ces géants, le meilleur point de départ pour les surprendre serait les villages les plus proches de la montagne, des endroits où ils sont aperçus régulièrement. Mais ce n'est pas obligatoire car on peut les trouver sur toute l'île. En effet, on peut les entrevoir de façon quotidienne çà et là sur l'ensemble du territoire.

A ma connaissance, il existe trois différentes espèces ou types de géants. Les plus grands et les plus couramment aperçus mesurent plus de 10 pieds de haut (plus de 3m20) mais j'ai été confronté à de nombreux témoignages d'habitants de l'île et à des preuves qui montreraient qu'ils peuvent atteindre des tailles bien plus élevées que cela. Ces géants ont de très longs cheveux bruns ou roux et quand ils veulent avoir une bonne apparence face à vous, ils recoiffent d'une seule main leur longue chevelure qui pend de chaque côté de leur visage. Ils ont des sourcils saillants, des globes oculaires protubérants et rouges, un nez aplati et une énorme bouche largement dessinée. En partant de la plus grande espèce "chevelue", ils diminuent de taille en même temps que leur pilosité corporelle s'amenuise. Les espèces de plus petite taille qui sont cependant bien plus grandes que la taille normale d'un être humain ressemblent à ces hommes sauvages vivant dans la jungle et donc, ne sont pas aussi poilus que les espèces de plus grande taille. Telle est du moins la manière dont les habitants de Guadalcanal les décrivent et les classent. Invariablement, quand ils voient ces Géants de plus petite taille, à moitié humain, ils tentent de les tuer. Ces espèces plus petites occupent un rang moins élevé dans l'ordre social des géants, vivant surtout en dehors des systèmes de cavernes, dans la jungle même si l'on peut également trouver les trois espèces de géants évoluer dans les jungles de l'île.

Je me dois de mettre en évidence le fait que les indigènes des îles Salomon ne comprennent pas pourquoi le phénomène des Géants peut représenter quelque chose d'important aux yeux du reste du monde. Que cela soit de façon intentionnelle ou non, le slogan qui colle le mieux aux îles Salomon est le suivant: "un endroit oublié du temps"

Guadalcanal est riche en or, un fait découvert par les Européens il y a déjà plusieurs siècles. Il y a 30 ans, plusieurs compagnies minières spécialisées dans l'extraction d'or ont entamé des négociations avec les propriétaires terriens traditionnels en vue d'obtenir une sorte de mémorandum, un accord pour capitaliser sur la présence éventuelle de cet or. Par la suite, il y eut une suite de tentatives avortées d'accords jusqu'à ce que la compagnie Ross Mining remporte le morceau avec un accord portant sur un taux de 3% au bénéfice des populations indigènes.

En 1998, dans la région de Gold Ridge qui se situe dans le centre nord de Guadalcanal, là où les mines furent creusées, ils (les prospecteurs de la compagnie minière) arrivèrent avec les plus gros types de bulldozers spécialisés dans le travail d'extraction, creusèrent des routes pour déblayer la zone minière. La mine borde le territoire des Géants et il apparut en fait que les Géants avaient un comportement plutôt territorial. A une occasion, l'un des grands bulldozers tomba en panne car l'une des goupilles attachant la lame de la benne au bulldozer rendit l'âme. Alors qu'il était tard dans l'après-midi, ils laissèrent la benne sur place et repartirent avec le bulldozer vers l'atelier pour entamer des réparations toute la nuit afin de pouvoir continuer le travail le jour suivant.

Lorsqu'ils arrivèrent sur les lieux le matin suivant, la benne avait disparu. Tous les ouvriers étaient inquiets. Comment un objet aussi lourd pouvait-il disparaître? Imaginez que l'on parle d'un objet pesant plus de 10 tonnes. Donc, ils entamèrent des fouilles dans les buissons environnants et notèrent la présence d'une gigantesque empreinte de pied mesurant plus de 3 pieds (90cm) près de l'endroit où ils avaient laissé la benne. Ils retrouvèrent finalement la benne du bulldozer quelque 100 mètres plus loin au sommet d'une petite colline. Ils déduisirent sur base de l'examen d'autres traces de pieds que les Géants n'avaient pas transporté la benne mais l'avaient lancée ou qu'elle avait été déplacée encore d'une toute autre manière difficile à imaginer.

Il y a quelques années, alors que j'avais pris ma retraite en tant que pilote et ingénieur pour hélicoptères, le chef pilote qui travaillait pour le compte d'une flottille de bateaux de pêche me proposa de prendre en charge leur livraison en équipements et pièces détachées. L'Australie est plus proche des îles Salomon que l'île de Guam (ndtr: importante base militaire américaine). Il y en avait pour 6 semaines de travail et j'étais grassement payé pour les quelques efforts que l'on me demandait.

Le bureau que j'avais installé se trouvait juste en face de l'ancien quartier général provincial de Guadalcanal et pendant l'heure de table à midi, de temps à autre, je traversais la rue pour boire quelques bières avec le Premier ministre de Guadalcanal de l'époque ainsi qu'avec l'ex-ministre des finances, un certain Victor. C'est au cours de l'un de ces repas qu'ils me racontèrent une rencontre avec des Géants qu'ils avaient eue au préalable, il y a quelque mois seulement. Tant le Premier ministre qui est aujourd'hui ministre à l'échelon national que Victor qui est aujourd'hui ministre de la province de Guadalcanal avaient décidé de se rendre à Gold Ridge afin d'examiner le terrain qui était proposé pour la mine d'or. Ils montèrent à bord d'une Toyota 4-4 Hilux à deux places pour se rendre là-haut à la mine.

C'est une route plutôt difficile et longue et après avoir dépassé plusieurs villages qui se trouvaient sur le chemin, ils atteignirent la zone de la mine. Un bulldozer avait creusé la route à travers la jungle mais comme il pleut fréquemment, la route qui longe l'un des versants de la colline était devenue glissante. Le Hilux dérapa sur les bords de la route pour finalement s'embourber. Ils tentèrent en vain de remettre le 4-4 au milieu du chemin et décidèrent donc de se rendre à pieds vers le dernier village qu'ils avaient dépassé afin d'obtenir de l'aide d'un groupe de jeunes gens pour se faire désembourber.

Après avoir rassemblé une équipe assez dépareillée d'une trentaine de gars, ils firent tout le chemin en sens inverse vers la voiture. Alors qu'ils amorçaient le dernier virage qui les séparait de l'endroit où le 4-4 était enlisé, ils virent que leur véhicule était de retour sur le milieu de la route ainsi que deux énormes géants qui attendaient sur place, l'un campé derrière le véhicule et l'autre devant. La première réaction du groupe fut une fuite éperdue, criant leur peur absolue comme des possédés. Ils me racontèrent que lorsqu'ils eurent le courage de revenir sur les lieux une demi-heure plus tard, ils découvrirent que les Géants avaient quitté les lieux.

Je leur demandai quelle taille avaient ces Géants. Ils me répondirent que le plus grand des deux était celui qui avait soulevé l'avant du véhicule pour le poser sur la route. Ils me dirent également que lorsqu'ils inspectèrent les empreintes de pieds laissées dans la boue, ils pouvaient constater que chacun des géants avait déplacé le véhicule en mettant un pied sur la route et l'autre, en dehors, à côté de la voiture. Sortant son bras par une fenêtre et désignant un arbre de sa main, l'ex Premier ministre précise: "ils avaient cette taille", que j'estimai à environ 15 pieds (soit plus ou moins 5 mètres), ce qui était cohérent avec les empreintes de pieds qu'ils avaient décrites et qui mesuraient de 3 à 4 pieds de long (de 90 à 120 cm).

Les primates et les singes ne peuvent pas se reproduire avec l'homo sapiens. De ce fait, je me demande d'où proviennent ces Géants? Je crois qu'ils constituent des espèces survivantes d'hominiens qui se sont éloignés de la lignée bien avant l'homme de Neandertal et se sont développés via un processus évolutif qui les a amenés à ce qu'ils sont aujourd'hui. Les natifs de Guadalcanal croient que les Géants étaient là bien avant eux. Et apparemment, leur bagage génétique les autorise à se croiser avec les populations indigènes.

Pourquoi sont-ils aussi discrets et tous sans exception tellement timides et craintifs d'être aperçus où reconnus? Je suis certain que d'ici à la prochaine décennie, nous aurons répondu à ces questions.

Je suis convaincu que si la population insulaire des îles Salomon est bien plus petite que ce qu'elle devrait être, c'est parce que les Géants des îles considèrent les populations locales comme de la nourriture que l'on peut consommer.

Des témoins oculaires qui ont été capturés puis libérés m'ont affirmé qu'il faisait comme en plein jour dans les cavernes des montagnes. Il y a une sorte de système d'éclairage dans le réseau des cavernes qui constituent des lieux d'habitation pour ces Géants, un système d'éclairage sans source évidente et directe de lumière comme des lampes ou ampoules.

Les îles de Guadalcanal ou de Malaita possèdent littéralement des centaines de ces cavernes avec des objets et ustensiles appartenant à ces Géants. Ezekiel Alebua qui fut Premier Ministre au niveau local ainsi que son prédécesseur me parlèrent d'un caveau funéraire situé à l'est de Guadalcanal où son père l'avait emmené alors qu'il n'était qu'un enfant. A l'intérieur de la caverne gisait le squelette en parfait état d'un Géant qui pouvait bien mesurer près de 15 pieds de long (5 mètres environ).

Luti Mikode est une personnalité légendaire et bien connue des habitants des environs de Guadalcanal qui le considèrent comme une sorte de "chef des Géants". L'histoire selon laquelle il changea le comportement des Géants à l'égard des hommes et leur habitude de manger les populations de l'île il y a un siècle est tout simplement extraordinaire. L'éducation des Géants entreprise par Luti Mikode eut pour effet de leur démontrer que les habitants de Guadalcanal avaient tout comme eux un cur, une âme et des émotions et donc ne devaient pas être mangés. Ce changement dans les murs des Géants aboutit également à une guerre de clans entre les Géants eux-mêmes. J'ai donc enregistré ce récit largement connu et plus que fascinant et j'ai pu démontrer qu'il était authentique.

Les langues parlées par les habitants de Guadalcanal et les habitants des îles Fidji sont très proches les unes des autres. Ils ont plus d'une centaine de mots en commun, ce qui signifie qu'une personne originaire de Guadalcanal peut se rendre aux Fidji et apprendre le Fidjien en moins d'une semaine et vice et versa (ce que mon très cher ami Peter Casi découvrit lorsque lui et ses musiciens entamèrent une série de concerts là-bas). Et le langage parlé par les Géants de Guadalcanal est très similaire au dialecte parlé par les habitants de Guadalcanal.

C'est un fait connu que les Géants craignent le feu, sans doute à cause de leurs longs cheveux. Il y a quelques mois, Ezkiel Alebua me narra un incident qui eut lieu en 2000 au sud de Guadalcanal sur la "Weathercoast" lors des tensions claniques.

Cinq membres du clan des Tangarare étaient partis à la chasse aux cochons sauvages avec leurs arcs et leurs flèches et au cours de cette chasse, ils perdirent la notion du temps. Alors qu'il se faisait tard et que le temps tournait visiblement à la pluie, ils décidèrent de construire rapidement un abri avec des feuilles de palmiers et d'y passer la nuit. Ils étaient assis autour d'un feu qui brûlait au centre de la hutte pendant que la pluie tombait averse dehors lorsqu'une immense main et un énorme bras se glissèrent entre les branches qui formaient le toit de l'abri. Un géant curieux et inquisiteur s'était penché au-dessus de la hutte et tentait de sentir ce qu'il pouvait bien y avoir à l'intérieur. Les 5 hommes se mirent à hurler et s'emparèrent des branches et des tisons qui constituaient leur flambée pour frapper et éloigner la monstrueuse main. Horrifiés, ils s'enfuirent tout droit pour se cacher derrière le mur arrière de la hutte à l'abri de l'obscurité protectrice des buissons. Lorsqu'ils se retrouvèrent le lendemain matin plus bas sur la côte, ils réalisèrent qu'ils s'étaient dispersés les uns les autres sur plusieurs kilomètres.

Il subsiste un mystère datant de la 2ième guerre mondiale qui n'a jamais été éclairci à propos de la raison pour laquelle il n'y avait dès le départ aucune force japonaise pour résister au débarquement des Forces alliées à Henderson Airfield et à Red Beach. C'était totalement inhabituel de la part des Japonais qui, au cours des autres campagnes militaires qu'ils ont effectuées dans les autres coins de l'île, se sont toujours battus jusqu'au dernier. Lorsque les Forces alliées arrivèrent, ils s'attendirent à perdre un homme sur deux et à la place, il n'y avait rien ni personne face à eux.

A la ligne de frontière, à côté du Mont Austin, un peu au-delà, là où la route débouche sur le Mémorial japonais, il y a trois tribus indigènes de Guadalcanal. Le clan des Simba est l'une de ces tribus et vit à proximité d'un couple de Géants, un mâle et une femelle. Toutes les tribus que vous rencontrerez sur cette route vous parleront de ces géants, c'est un lieu commun.

La région est riche en histoires transmises par les tribus locales et relatant les relations historiques tumultueuses avec les Géants comme c'est finalement le cas partout ailleurs sur les îles Salomon ainsi qu'à Guadalcanal.

Les Géants résident sur les plus grandes îles de l'archipel des Salomon mais sont connus sous différents noms, différentes appellations sur chacune des îles. Cependant, l'appellation de "Moo-Moo" (comme le meuglement de la vache) est le nom universel retenu par les insulaires des îles Salomon pour désigner ces êtres énormes.

Choiseul, une île longue de 300 km et large de 80 km qui se trouve à l'extrémité occidentale de l'archipel, posséderait apparemment autant de populations de Géants qu'à Guadalcanal, populations qui vivent à l'intérieur de l'île. Lorsque vous regardez une carte, vous vous apercevez qu'il n'y a pas un seul village à l'intérieur de l'île de Choiseul et qu'il y a une bonne raison à cela.

L'île de Santa Isabel possède une population de "grands" Géants qui vivent encore dans deux régions distinctes mais dont les effectifs sont bien moindres qu'à Guadalcanal. On peut en trouver au centre nord est ainsi qu'au centre nord de cette île, deux zones où vous pouvez demander à tout le monde où on trouve des Géants et ils vous indiqueront tous la bonne direction pour les découvrir.

Makira qui se trouve à l'est de Guadalcanal présente seulement une race de géants plus petite, très robuste, très forte et ressemblant à des nains et que l'on peut également rencontrer sur Guadalcanal. En 1996, le journal Solomon Star publia en "une" une photo pleine page de l'un de ces "ChowaChowa" haut seulement d' 1m20.

Malaita possède une très riche histoire avec ses populations de Géants. Les "Ramo" de Malaita sont identiques aux Géants de Guadalcanal même si l'on rapporte qu'ils ont des cultures différentes.

Il y a aussi des indices de l'existence d'une civilisation perdue du Sud Ouest Pacifique répartie dans différentes régions de Malaita. Dans les régions intérieures du Nord de Malaita, près du Mont Mala, autour d'une montagne, il y a un mur de pierres parfaitement ajustées et une route qui tourne autour de cette montagne. Cette route mène au sommet de la montagne à un plateau sur lequel on trouve un autre mur constitué d'énormes pierres et qui sert de séparation avec un autre plateau sur lequel on peut trouver un autel. Une centaine de mètres plus loin se trouve un site funéraire qui présente une pierre parfaitement plate et nivelée mesurant 18 pieds sur 6 pieds sur 1 pied (soit 6 mètres sur 2 mètres sur 30 cm). Les populations de la brousse qui résident à proximité de cette région affirment qu'un Géant Ramo d'une grande importance est enterré à cet endroit. Des inscriptions de type hiéroglyphes sont ciselées sur ces murs de pierres.

A Kwaio, l'endroit d'où mon épouse est originaire, on peut également trouver des obélisques arborant d'étranges inscriptions. Au nord de Kwaio, dans la région de Kwara'ae, il y a un grand site funéraire situé au fond de la jungle et où sont dispersés et enterrés des milliers d'ossements de squelettes de Géants Ramo. Une hutte d'un village situé à proximité de cette région possède comme poteau principal de soutien l'os du fémur d'un Ramo mesurant près de 8 pieds de long! (2m40)

Sur Guadalcanal, les Géants sont un lieu commun et connus de tous les indigènes à cause des interactions qu'ils eurent dans le passé avec ces Géants. Ils jouent un rôle majeur dans l'histoire, la culture et le folklore de ces populations. On peut trouver les géants de Guadalcanal dans les 1000 km2 de régions de jungles montagneuses tropicales à l'ouest du Mont Popomanescu.

C'est mon rêve qu'un beau jour, ces êtres remarquables puissent être officiellement reconnus et que nous puissions tous alors bénéficier de cette connaissance.

Traduit par Karma one - © karmapolis

 


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